29 juin 2009
Pourvu qu' ça dure
Je baigne dans les rayons cosmiques... Je me baigne dans le soleil couchant sur son lit de lumière...
Quel besoin de s'exposer ? Les années lumières, je suppose.
Elles sont loin derrière et maintenant que tout se raccourcit, mieux vaut filer doux mon ami.
Doux, très doux, faire durer, le plaisir.
26 septembre 2007
La tête ailleurs...
Le tête dans le cul, je pioche dans mes idées. Une fois de plus, j'ai décidé de faire l'autruche, et d'ailleurs, d'ailleurs, *D'ailleurs : "Tant va l'autruche à l'eau, qu'à la fin elle se cache."
Elle enfouit sa tête au plus profond de la roche la plus dure, au nom de la ruche d'or , je le jure.
Assis dans le parc, je m'en fiche de faire l'effort, celui qui fâche ton égo mais te réconcilie avec la terre entière. C'est pot de terre contre pot de fer. Tout ça vaut bien un sandwich, un casse-dalle, car j'ai la tête dure, très dure...
10 juin 2007
Lettre à Démocrate
Très cher jour d'élection
J'te piège à con la fesse
Et même si, je ne suis pas d'accord
Avec moi-même
Ni avec ceux de Shengen d'ailleurs
Je ferai mon devoir de père
Je crois que tout ça vaut mieux
Que 2 tu l'auras mon point dans ta gueule
Sur ceux
Brosse grise et bandit manche
09 juin 2007
Vivement demain
Il y a des matins,
Où tout te glisse des mains
Tout t'échappe sans rémission
Incohérence centrale
Collision bilatérale
Lésion superficielle
Du système nerveux
Toutes missions
Impossibles
Vivacité endormie
Les yeux collés la main lâche
Muscles atrophiés
Cerveau lobotomisé
Perte de contrôle
Sans raisons apparentes
Mains dans le dos
Camisole attachée
Tu te cognes la tête
Contre les murs capitonnés
Il n'y a que failles qui t'ailles
Que tien qui tienne
Les matins où tout te glisse
Des mains des deux mains...
17 mai 2007
Fleur d'espérance
Et comme toujours
La réalité te rattrape
Et te déçoit
Et le monde s'écroule à tes pieds
Une fois de plus reconstruire
Sur les ruines du passé
Quand tout s'effondre
Les amours en chantier
Dans les décombres
Essaient de s'élever
Sans aucune chance
D'espérance
Tu le sais
19 mars 2007
Virginie
Je regarde de grands cadres en cuirs accrochés sur les murs d'un salon. A l'intérieur de chacun d'eux, une feuille de papier blanc gaufrée, éclairée par des spots, s'habille de zones d'ombres et de lumières. La feuille ressemble à ces stores asiatiques en papier de riz. Rien d'extraordinaire en somme, sauf que tout ce vide dans un cadre m'interpelle au plus haut point. Je ressens comme un manque, une envie, un appel, "remplis-moi" semble me dire chaque feuille, remplis-moi de quelque chose qui ait un sens, une signification, comme si chaque espace vide se devait d'être empli par la main, par l'esprit de l'être humain. Feuille, silence, écran blanc, scène, tous ces espaces vierges ; les combler, les marquer de son empreinte, remplir, encore et toujours remplir, chaque parcelle, chaque recoin, explorer, déflorer, l'accessible, l'inaccessible, jusqu'au fin fond de l'âme humaine.
Toutes les virginités sont là pour être déflorées. Toute virginité est impossible.
16 mars 2007
Il est temps
Je n'écris plus comme je respire. Plutôt tendance à l'étouffement ces temps-ci. J'ai cassé le rythme, le charme s'est rompu. Quel investissement de son temps, de sa personne. La disponibilité est essentielle et je ressens le besoin de vivre de nouvelles expériences, du chaud, du froid, mais pas de tiède.
Surtout pas ! Etre tiède, c'est tout accepté, ne plus rien ressentir, ne plus se poser de questions, ne plus se révolter, c'est le calme, c'est l'ennui...
Il est temps, il est grand temps de s'engager à nouveau.
Le désespoir est passé, il a tout donné.
Le vent tourne, le temps change subitement, sans raisons, c'est comme ça !
Il provoque une action, une réaction. Je crois qu'il est temps de partir.
28 décembre 2006
Ambiguïté
Cette nuit, mon plan génétique
S'est légèrement modifié,
Je me suis réveillé
Dans la peau d'un autre...
Et tout est à recommencer.
23 novembre 2006
Rimbaldien
Le soleil brille, la vie est douce,
Les bons moments abondent.
Et pourtant mon âme rumine,
Des déserts de solitude.
Quelque chose ne tourne pas rond...
Elle est perdue.
Quoi ?
L'humanité.
C'est la fin du monde
Qui nous pend au nez.
20 juillet 2006
Fini
J'ai fêté nos retrouvailles.
Dignement, mesquinement.
Dans mes habits d'euphorie,
J'ai pétillé de malice.
De ton déclin, je me suis saoûlé,
Et de ta mort, j'ai fait mon lit.
Restons en là, ma belle amie,
Le malheur nous va si bien.
Du bout des doigts,
J'ai caressé tes dents,
Ton sourrire étincelant.
Ravi de t'avoir revue,
Belle et fanée,
Aprés t'avoir sublimée
Au bord de l'abîme.
Comment te dire
Que je t'aime encore,
Même, si tout est bel et bien,
Fini.