Foutraque

Vide poche...cérébral, poésie... peut-être, photos... d'identité, incertitude... Certaine !

09 avril 2008

La disparition

Qu'est-ce qui t'occupe ?

"Peur d'être
Dans le meilleur des mondes"

Qu'est-ce qui t'occupe ?
De quoi sont faits tes jours ?

La nuit n'existe pas
Le sommeil se passe de toi

"Peut-être
Pour le veilleur immonde"

Quand je te parle, de moi
Je m'emmêle, je m'empêtre
Je me croque en jambe et
Je dégringole vers des
Abîmes d'inexistence...

"Peu d'êtres
Inondent le cœur de la terre"

Je t'aperçois, là-haut, minuscule
Petit point insignifiant
Si loin à présent
Que j'ai peur...

Peur que tu disparaisses à jamais

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27 avril 2007

Attraction polaire

Qu'ai-je donc fait pour passer le temps
J'ai joué à qui perd-gagne
Et je ne me suis pas mal défendu
Quelques longueurs d'avance
Sur le commun des mortels
M'ont placé en pole position
Peu importe le sens en somme
Le but est d'être le premier
Même le premier des derniers même
Devant derrière d'arrière en avant
Même si comme tout ceci
Avait un sens avait un sens
Je monte je descends
Dans l'abstraction
L'attraction n'est plus pas
De gravité à tous les propos
Que je lâche
Les structures s'échappent
De toutes contraintes
De l'emprisonnement des contraires
Encore que bien des fois tout ça
Ne veuille rien dire
Tout dépend où l'on se place
Pole position je vous dis
Je te dis te le redis
Ma belle Eléonore

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03 avril 2007

Erreur sur la personne

Il y a erreur sur la personne
Et même si l'on dit
Que l'appétit vient en mangeant
Non, rien ni personne
Ne me fera changer d'avis
Ainsi va la vie
Les surprises jalonnent la route
Les nouvelles viennent
Des étoiles qui brillent et qui filent à toute vitesse
Dans le ciel noir et pourtant limpide
Les sourires insipides
Se détachent sur la toile
Se fondent, se confondent, et s'effacent
Seuls restent ceux qui
Brillants et éternels
Illuminent le coeur
Des amants solitaires
N'est-ce pas Francesca

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26 février 2007

Si prés, si loin

Je te garde à distance respectable
Et mes bras tendus étreignent le vide
Qui enveloppe l'espace qui m'est échu
Je te serre si fort, toi qui n'est pas là
Que ton absence laisse des traces
Indélébiles au creux de ma chair
Tendre et bientôt fripée
J'attends sans impatience
Que tu manifestes ta présence
Je suis loin d'être prêt
De t'accueillir à bras ouverts
Fermerais-tu les yeux
Sur ce qui nous sépare
Rivages ravagés
Où jamais rien n'accoste
Les écueils affleurent si prés des côtes
Et toujours, je m'éloigne
Si tu savais ce qu'il m'en coûte

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17 janvier 2007

Solitude

Nous ne vieillirons pas ensemble...
Lequel de mes multiples trouvera le courage...
Pourras-tu démêler l'écheveau
Qui m'a lié dans l'enchevêtrement des émotions obscures
Tout au long du chemin que nous aurions du parcourir
Main dans la main
Nous retrouverons nous, dos à dos
acculés aux hivers sales
Ou bien, face à face
Attendant le faux pas
Qui nous condamnera

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12 janvier 2007

Cours-moi aprés que je t'attrape

Comme on s'éloigne du chemin,
On fait son lit, on se couche à genoux
Dans la bruyère, le papier claque.
La liberté pointe son nez à la fenêtre,
Et je l'attrape du bout des doigts.
L'invitation, l'appel du large
Fait rage, vertige de l'infini.
Je suis libre, si je cours,
Si je m'arrête, je tombe en lambeaux,
Et la désuétude m'attend.

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25 décembre 2006

Impressions

J'ai l'impression
J'ai l'impression que j'ai
J'ai l'impression que j'ai l'air
J'ai l'impression que j'ai l'air d'être
J'ai l'impression que j'ai l'air d'être un autre
J'ai l'impression que j'ai l'air d'être un autre que moi-même
J'ai l'impression que j'ai l'air d'être un autre que moi, même dans le reflet
J'ai l'impression que j'ai l'air double et trouble dans la multiplication des reflets
J'ai l'impression que j'ai
J'ai l'impression que je n'ai
J'ai l'impression que n'ai-je
N'ai-je, n'ai-je, n'ai-je, pas l'air d'une ombre
Sans l'ombre, d'un doute...
J'ai l'impression que je
J'ai l'impression que je suis
J'ai l'impression que je suis invisible et cependant indivisible
J'ai l'impression que je
J'ai l'impression que j'ai
J'ai l'impression que je suis l'autre à distance
J'ai l'impression que je ne suis pas le seul
J'ai l'impression que nous sommes tous
J'ai l'impression que nous sommes tous dans le même cas de figure
J'ai l'impression d'imprimer les autres

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06 décembre 2006

Elle est au nord

Caravanes et cétacés
Se partagent le gateau
Et toi, qui n'a jamais connu Eléonore
Que dire, dés lors
Que tout t'insubodore
A hauteur de tes espérances
Au gré de tes errances
Porté par les vents qui te gifflent
Le visage endormi, endolori
Par la douleur d'un désespoir
Qui est déjà de l'histoire ancienne
Oh toi, ma chienne de vie
Dont je ne pense pas
Etre en mesure de dire
Que je t'ai raté de si peu
Et les fleuves sirupeux
Se déversent en méandres
Aux couleurs de violons
Que je n'entendrai plus
D'une oreille distraite
J'ai levé le coin du voile
Et un vacarme étourdissant
S'est fait de plus en plus présent
Au sein de mon crâne d'enfant

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03 novembre 2006

Organique

Comme je descendais le boulevard,
Mon sang ne fit qu'un tour sur lui-même.
Je léchai le papier buvard
Et m'asséchai de mon œdème.

Aussitôt dit, aussitôt fait,
Quelle ne fût pas ma surprise,
De voir le pourpre étoffé
De ma langue, virer couleur cerise.

Je ravalai tous mes sarcasmes,
Cache-misère du canal lacrymal,
Et le coeur secoué de spasmes,
je lâchai un cri animal.

J'en perdis mon latin,
Que je n'avais jamais trouvé d'ailleurs,
Pauvre fille, pauvre catin,
Engoncée dans son tailleur.

Mots et phrases inconnus éructèrent de ma bouche,
Jet de vomissure elliptique à souhait;
Jusqu'à c'qu'ils se tarissent, jusqu'à c'qu'elle se débouche,
Des lambeaux de mon coeur qui s'y étaient échoués;

Qui avaient macérés,
Dans le palais buccal,
Sous ma langue acérée,

Sans jamais s'extirper,
Vase dans le bocal,
Des rancoeurs étripées.

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28 octobre 2006

J'attends que le jour se lève

J'attends que le jour se lève,
Et j'ai froid.
Je rentre la tête dans les épaules
Pour réchauffer mon cou.
Mon coeur ne bat plus.
Seul mon pouls atteste que je vis encore.
Ce matin, j'attends encore que tu te manifestes.
Non, je ne ferai pas un seul geste,
Envers et contre toi.
Les mots me blessent,
Et personne ne comprend,
Que l'humour est une forme de détresse.

Posté par thierrymuglioni à 14:53 - Peut-être - Commentaires [2] - Permalien [#]



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