Foutraque

Vide poche...cérébral, poésie... peut-être, photos... d'identité, incertitude... Certaine !

01 juin 2006

J’ai rêvé

J’ai rêvé de terrains vagues,
Où nous allions courir,
A l’heure oubliée
Des écoliers.

J’ai rêvé de liberté,
De cours de récréation,
Des kilomètres à la ronde,
Attrape moi, si je me trompe.

J’ai rêvé de classes d’écoles,
D’avions en papier qui décollent,
Passer le mur,
Du son, du préau.

J’ai crevé la roue d’mon vélo,
Odeur de la colle à rustine,
De tartines dans la cuisine
Et de sueurs acryliques.

J’ai rêvé à l’heure des braves,
Marcher sur le bord du trottoir,
Suivre une feuille dans l’caniveau,
L’aventure au bout du chemin.

J’ai rêvé de terres vierges,
Où se fracassent
Les embruns,
De la monotonie.

J’ai rêvé d’ contradictions,
A l’heure où les gens marchent
Dans la même direction,
Cultiver le contresens.

J’ai rêvé de terres promises,
Qui n’ont jamais payées leur du.
Autrement dit,
Toujours déçu.

J’ai rêvé d’amours éternels,
Aussi loin qu’il m’en souvienne,
Atteindre le septième ciel,
Sans se casser la gueule.

J’ai rêvé,
J’ai rêvé...

Posté par thierrymuglioni à 16:09 - Moujik - Commentaires [0] - Permalien [#]

30 mai 2006

Tu vas me quitter

Je sais que tu vas me quitter.
Il y a des détails qui ne trompent pas.
Ou du moins des discours,
Que je connais par cœur.

Comme pour les autres, j’espère que tu me regretteras.
Mais comme les autres, en fait tu oublieras;
Ce qui a compté, qui a fait nos beaux jours,
Dans d'autres bras, on s’oublie toujours.

Il y a comme un goût de déjà vu, de déjà vécu.
Il n’y a plus d’ivresse au cœur des sentiments.
Ne reste que l’ivresse, du flacon vide à présent.

Nos mains qui se touchent, glissent sur nos désirs,
Nos lèvres s’unissent, sans goût, sans plaisir,
Nos deux corps qui s’éloignent.

Et moi qui ne dors plus, de mon sommeil paisible,
Et moi qui recommence à cuire à petit feu,
Et je sais déjà que j’aurai froid, que je serai jaloux,
De cet autre imbécile qui te pénètrera,
A qui tu donneras ce qui m’appartenait,
Et que jamais, non, jamais, je ne pourrai garder.

Et c’est l’amour, toujours recommencé.
Et c’est l’amour, toujours recommencé.

Je sais, que tu vas, me quitter.

Posté par thierrymuglioni à 15:43 - Moujik - Commentaires [0] - Permalien [#]

29 mai 2006

Princesse cléopatre

J’ai parcouru ton corps,
De mes caresses.
Electrisé du bout des doigts,
Tes zones érogènes.
Du bout des seins,
A l’arrière de la nuque,
De toutes tes lèvres,
Jusqu’au petit orteil,
Je t’ai embrassé.

A la cambrure de tes reins,
J’ai glissé subrepticement.
D’un geste doux et tendre,
J’ai écarté tes cuisses,
Pour lécher ton clitoris,
Princesse cléopatre.
J’ai gouté les délices,
Des filets de salives,
Jusqu’à la jouissance.

De tes odeurs,
Je me suis enivré.
De tes gémissements,
Je me suis délecté.
En toi, je me suis enfoui,
Et je me suis perdu.
J’ai tant aimé
Te posséder,
Princesse cléopatre.

Que longtemps me hanteront,
Les courbes de ton corps.

Posté par thierrymuglioni à 16:08 - Moujik - Commentaires [0] - Permalien [#]

28 mai 2006

Tu n’en auras pas

J’ai pris le train,
Le train d' la vie.
Et j’ai filé,
Filé tout droit.
Droit dans le mur,
De mes rancoeurs.
Rancoeurs pourries,
D’amours taries.
Tarie la source,
De mes ennuis.

J’ai pris le temps,
De temps en temps,
De regarder
Autour de moi.
Mais j’ai rien vu,
J’ai rien vécu,
Comme dans un rêve
Inaccessible,
J’ai fait de moi
Un imbécile.

J’ai pris la mouche,
Je l’ai croquée,
C’était pourri,
J’ai dégueulé.
Un goût de merde,
Et de vomi,
Dans ma bouche
Se sont mêlés,
Ma liberté,
Je t ‘ai trahie.

J’ai pris ma revanche,
Je l’ai retournée,
Contre moi même,
J’me fais pitié.
Je ne suis qu’un looser,
Qui a mal tourné,
Pauvre looser,
Habitué,
A s’apitoyer,
Sur son triste sort.

J’ai pris la poudre
D’escampette,
A ne plus savoir
Où donner d’ la tête,
Sillonner les fêtes
Autour d’ la planète,
Sillonner toujours,
Rester dans l’ornière,
Filer dans le droit,
Le mauvais chemin.

J’ai pris du bon temps,
Et j’en ai donné,
Mais qu’est ce qu’il restera
Donc, de tout cela.
Qu’est ce qu’il restera,
Donc de tout cela.
J’ai du bon tabac,
Dans ma tabatière,
Tu n’en auras pas,
Tu n’en auras pas.

Posté par thierrymuglioni à 16:15 - Moujik - Commentaires [0] - Permalien [#]

27 mai 2006

Trop secoué

J’ai trop pensé à toi,
Ça m’a remué de l’intérieur;
Et j’ai tout mélangé,
Le présent, le passé,
Le pire et le meilleur.
Tout sans dessus dessous,
Tous sens dessus dessous,
J’ai mariné dans mon mal être,
Sans trouver le repos;
J’ai embrouillé
Mes certitudes,
Trifouillé
Mes turpitudes,
Me suis trop menti,
Insidieusement, pertinemment,
J’ai bafoué mon amour propre,
Des coups de fouets dans l’opprobre,
J’ai trop secoué,
Les fragments de sentiments.

Tout est si confus maintenant,
Qu’une chatte n’y retrouverait pas
Tes poils pubiens !
Plus rien, plus rien
A faire, tout à défaire.
J’ai envie de me faire mal,
Me faire payer  physiquement
Le fruit de cet échec,
Mais la seule chose que je peux faire,
C’est me raser la tête,
Ou fumer toujours plus,
Jusqu’au dégout,
Dégout de moi même.
Mon lit tourne en rond,
Mon esprit se fait la malle,
Et j’y comprends que dalle
A tout ce charabia,
Cette bouillie intellectuelle;
Je fouille dans ma cervelle,
Je plonge les mains dedans,
J’en ressors des problèmes
Qui s’agglutinent les uns aux autres.
Rien n’est plus simple,
Plus de discernement.
Ce que j’imagine n’est pas la réalité,
Et pourtant, je me raccroche à ça,
Comme à ce radeau,
Qui n’est pas une bouée de sauvetage,
Juste un radeau minable, qui prend l’eau de tous les cotés
Et qui ne va pas tarder à couler.
Je suis un piètre nageur,
Et j’ai peur du fond, du trop profond,
Quand on a plus pied,
Quand on perd pied,
En déséquilibre, en instabilité.
Le mental n’est pas un fromage !
Et pourtant il est troué.
Ma mémoire me joue des trous,
Me joue trous, me joue...
Je vous dis et je passe passe sans retrouver mon chemin,
Perdu quelque part dans les limbes de mon cerveau.

Il faut ouvrir les yeux,
Sortir de la torpeur,
Regarder la lumière,
Se laisser éblouir, aveugler,
Par la vérite,
Pas ta vérité d’obscurantiste,
Celle que tu construis, que tu t’inventes,
Pour te faire souffrir,
Contre laquelle tu te bats,
Pauvre don quichotte,
Des temps modernes.
Qu’est c’qui s’ passe ?
Quand j’ai sommeil, je me réveille,
Et quand j’ai faim, je n’avale rien.
Mon esprit danse la ronde,
Entre souvenirs et réalité hypothétique,
De quoi devenir fou, décrocher du réel.
Surtout ne pas rester seul, voir du monde, parler, s’occuper, se couper
De cet état obsessionnel.

On va laisser reposé tout ça.
Tout va reprendre sa place normale.
Tout va se déposer bien au fond.
Mais surtout, ne plus remuer.
J’ai trop secoué,
Les fragments, de sentiments.
Trop secoué.
On va attendre. Tout va se remettre à sa place.
Trop secoué.
Les fragments, de sentiments.

Posté par thierrymuglioni à 16:12 - Moujik - Commentaires [0] - Permalien [#]



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