31 janvier 2007
Jeu d'enfant
Quelques hommes d'exceptions
Quelques femmes exceptionnelles
Confirment la règle
Au décimètre près
Qui veut que la médiocrité gagne
Du terrain, chaque jour un peu plus
Inverser la vapeur ? Non... impossible !
La bouilloire exploserait
Et café bouillu, café foutu !
Remplir les climatiseurs de gaz toxiques
Et les brumisateurs d'eau bouillante...
Non plus !
Alors ?
Am stram gram, pic et pic et colegram
Boum et boum et ratatam
Am, stram...
13 janvier 2007
Equitable
Nous étions douze à table
Et je ne savais pas
Par quel bout commencer
J'ai replié la nappe
Avec tout ce qui se trouvait dessus
J'ai tiré d'un coup, sec :
Il ne restait plus rien.
Voilà ,le partage était fait.
04 novembre 2006
Miroir, miroir
Le rire du juste et bête
Comme ses pieds collés au plancher
Fait de lui la crème du reflet
De l'humanité.
Et tout ce que je pérorais est confirmé :
Tout n'est que vanité, et peine perdue,
Pour un de sauvé, dix de perdus.
Et la misanthropie gagne du terrain...
Surveille ton langage !
Que je t'y reprenne à deux fois !
A dire du mal, pauvre imbécile !
Qui ne vaut pas mieux mais qui pense
Détenir la vérité.
Oui, tout est faux sur l'échelle
Des valeurs, et la pépite d'or
Brille au milieu d'un tas d'immondices.
04 juillet 2006
l’homme qui sait tout
Et l’homme qui sait tout, qui a tout vu,
Qui a tout lu, en quête d’inaccessible
Sous son armure en carton,
Friable comme l’halva,
Avec un cœur de pierre
Au sourire frondeur,
Roi de la fraudule,
Vendeur éclectique
De lunules électriques,
Tabasseur pour pas un sou,
Ivre mort de peur,
Pris d’une quinte de toux
A l’octave supérieure,
Se noie dans un verre d’eau,
N’a que le courage de ses opinions,
Ne s’occupe que de ses oignons
Face à l’épreuve du contraire,
Spécialiste de la conduite en marche arrière;
L’homme qui sait tout, qui a tout vu,
Qui a tout lu, se dresse
En drôle de tableau !
17 juin 2006
Le marchand de sable
Allez donc vous coucher !
Laissez le champ libre,
A mes divagations nocturnes.
Que j’emplisse mon corps,
De nicotine, de caféine,
Que je vide mon esprit,
Sur quelque feuille vierge,
Que je décharge ma verve
Sur l’envers du décor.
Allez donc vous coucher !
Et faites de beaux rêves...
Pendant que je m’occupe
De vos pires cauchemars.
J’en ferai mon affaire,
Vous pouvez dormir
Sur vos deux oreillers.
Je hais ce que vous êtes !
Bonne nuit les petits !
Le marchand de sable,
N’a plus rien à vendre.
Vous pouvez bailler
Tant que vous voulez !
L’ennui vous guette,
Où que vous alliez !