07 février 2007
Esprit, es-tu là ?
Je ne rentrerai pas
Dans des considérations
D'ordre esthétique
Et j'irai droit au but
Sans artifice, sans artéfact
J'entretiendrai la flamme
Qui vacille en silence
J'invoquerai des forces spirituelles
Qui me dépasseront d'une tête
Je ferai confiance à ma première impression
Celle qui me dictera, qui me guidera
De la feuille au papier
Du papier à la feuille
Aller-retour incessant
Jamais je n'invoquerai, je ne convoquerai
Les trublions à la fête
S'ils viennent, tant mieux
Je les accueillerai à bras ouverts
Je leur proposerai le gite et le couvert
A demi-mots nous nous comprendrons
Nous nous respecterons mutuellement
La provocation et la violence
Se valent sans prétentions aucune
Par le principe des vases communicants
Et tout ce qui m'échappe, me réjouit d'avance, me remplit d'aise
Au plus profond de mon âme
Jaillit la source de mes ennuis
De mes préoccupations intrinsèques
Aucune réflexion ne vient troubler
Le fond de la glace sans tain
Tout rejoint l'innocence et l'intranquillité
04 février 2007
Cache ta joie
Ne te laisse pas submerger.
Ne laisse pas affluer.
Laisse tout juste affleurer,
A la limite du perceptible,
Ta raison, ta conscience.
Plonge dans l'inconsistance
Des relents de vapeurs éthérées,
De ton sommeil, de ta catalepsie.
Raccroche-toi à ce qui t'échappe.
Rendors-toi, éveille-toi,
Mais pas trop.
Ne parle pas, n'écoute pas,
Après, il sera trop tard.
Laisse côtoyer deux mondes
qui ne sont qu'un.
Qui se dépeuplent et se repeuplent
L'un l'autre.
Tout est tellement plus clair
Dans la brume.
Tout est tellement plus clair...
24 janvier 2007
Manifeste
N'allume pas la radio, ne parle à personne,
N'ouvre pas ta boite à lettres,
Laisse de côté tes préoccupations matérielles,
Telles que : factures, paperasses, découverts,
Réapprovisionement du garde-manger, pulsions sexuelles,
Nous verrons cela plus tard dans la journée.
Reste en toi, ne sors pas encore,
Ecoute ta voie, tes pensées disparates,
Laisse les venir.
Fais le tri entre l'en-dehors et l'en-dedans,
Refuse les pensées que tu connais déjà,
Tire sur le fil de celles qui te semblent étrangères,
N'aie pas peur de la vérité, elle n'est "rien".
Ne te laisse pas distraire,
Coupe le téléphone, ne laisse aucune chanson, aucun air de musique
Tourner en boucle dans ton esprit,
Oublie la logique et les raisonnements trop poussés,
Ne réfléchis pas : "sois".
Plonge-toi dans le tumulte ambiant, sans le toucher,
Sois répulsif comme peuvent l'être deux aimants
A la même polarité.
Rêveille-toi, mais ne t'éveille pas trop vite,
Instaure un rituel que tu feras en pilotage automatique,
Sans y réfléchir, genre "café-cigarette".
Quand tu auras épuisé toutes tes ressources,
Replonge-toi dans le monde réel.
26 décembre 2006
Manifeste et digression
Ne nous éloignons pas trop vite de nos rêves...
- Et la canicule de Décembre 2006 est au centre de mes préocupations -
Sous peine de chagrin éternel...
- C'est l'été en plein hiver -
Non, je ne rêve pas...
Pourrait-il en être autrement ?...
- J'ai vu la peau de l'épaule
De la femme-caramel :
Elle était soyeuse,
Douce et tendre à croquer -
Restons sourds à ce qui nous entoure,
Et surtout, évitons la beauté
Des femmes, qui à elles seules
Font plus de dégâts,
Qu'une armée de coléoptères
Dans un champs de coton.
Refusons d'emblée de jouer le jeu,
De nous mêler de ce qui ne nous regarde pas,
Du moins, pas pour l'instant...
- Le triangle des bermudas :
Trois femmes excercent (inconsciemment ?)
leur pouvoir de séduction
en trois endroits différents.
Leurs mouvements sont synchrones et identiques :
Un flot de mots se déverse de leur bouche,
Qu'elles accompagnent d'un geste gracieux de la main gauche...
22 octobre 2006
Manifeste 2nde édition
Tout est en ordre dans le chaos,
Mais la sérénité, n'est pas le sentiment qui domine.
Aux confins de l'univers, des forces obscures régissent leurs lois;
Nous poussant vers des contrées éblouissantes aux soleils de camélia,
Aux pétales organisés en dédales familiers,
Peuplées de faux-semblants aux veines translucides,
Dont les ramifications s'étendent à l'infini.
Déshabillons les préjugés de leurs oripeaux d'officine,
Pressons les sentiments vers les sorties de secours,
Et ne nous occupons plus que de l'essentiel qui reste à parcourir.
Comment aborder des rivages inconnus, si le courage nous manque ?
Cultivons la folie, et récoltons ses fruits, âpres et amers,
Qui poussent à la lisière de la raison, en grappes mirifiques,
Et enivrons nous des mots divins que nous en tirerons.
03 juin 2006
Manifeste
Je manifeste mon mépris,
Pour le surréalisme,
Et je crache à la gueule,
Des dogmes et conventions.
Tant que cracheront les cheminées,
Et chaufferont les glaciers,
Je ne respecterai aucune directive,
Aucune expectative,
Jusqu'au confin
d'la fin du fond.
Ainsi font, font, font,
Les petites camionettes,
Aussi con qu'le con,
Du trou du cul qui confond,
La neige et le flocon.
Trois p'tits tours et puis...
Cinq, quat', trois, deux, un...
Partez !