28 mars 2008
Un matin
Je me suis réveillé
Je me suis serré
Et toi ?
14 mars 2008
Balade icarienne
Vagabond, vagabondage
Irai-je, n'irai-je pas ?
Celui-ci ou bien celui-là ?
Plutôt là, que là-bas...
J'hésite et je m'en remets à lui
Une fois de plus tout tourne
Autour de lui
Et que les jours sans ombre
Celle qui te colle aux basques
Sont tristes
Jouer sur le contre-jour
Oser te regarder en face
Sans se la voiler
Taches ô combien obscures
Qui papillonnent au fond de l'œil
Oserai-je à nouveau te braver ?
Peut-être un jour...
Si j'accepte de devenir aveugle
De me brûler les ailes
La chute s'impose d'elle même...
09 février 2008
Effort de mémoire
J'ai oublié le temps qu'il faisait
Il y a 243 jours
Etait-ce un lundi ou un jeudi
J'étais avec toi, il me semble
Que je me suis levé tôt
J'ai bu un thé
il y avait quelqu'un d'autre
Couché dans mon lit
Je me suis approché
Je l'ai regardé
Et je suis sorti
De ma vie...
01 octobre 2007
Spiritus Sanctus
Qui donc pourra répondre à mes attentes
Qui donc pourra discerner l'illusion de la réalité
Qui donc pourra percer le mystère
- Quelqu'un a jeté les clés à plus de 20.000 lieues -
Qui donc pourra m'aiguiller dans la tourmente
- Alors que les locomotives filent à toute vitesse -
Qui donc saura trouver l'âme soeur perdue dans une botte de foin
- Tous les tintamarres de la terre résonnent sans répit
Et tout ce qui ne tombera pas dans l'oreille d'un sourd sera perdu à tout jamais -
Qui donc sera (l')heureux (élu) de son triste sort
Bien que tout aille "tellllllement bien" dans le meilleur des mondes
Qui donc retourne encore les kaléidoscopes, je vous le demande...
Quel est donc, celui qui a le don
Dites-le-moi, dites-le-moi donc
Non non non non...
12 septembre 2007
L'amour en somme
Je crois que je n'aime personne
Et que personne ne s'aime
Non, personne ne s'aime
Moi-même en personne
Je n'ai confiance, je n'aurai jamais
L'un dans l'autre, l'un sur l'autre
Les uns des autres, et son prochain
Je te somme de te soumettre
Les jugements ne seront jamais les derniers
Incapables de savoir vraiment où nous en sommes
Non, vraiment, je crois que personne
Ne sait comment s'y prendre
Aimons-nous d'abord
Aimons-nous d'abord
Aimons-nous d'abord
Aimons-nous d'abord
Aimons-nous d'abord
Ça ne veut rien dire, plus rien dire
Ne plus rien dire, ne plus penser
Est la clé
01 mai 2007
Faux-semblant
Je me suis trompé de jour...
En sortant de chez moi, au moment où j'ai ouvert la porte qui donne sur l'extérieur, j'ai bien vu que tout était différent. J'ai écarquillé les yeux mais ça n'a rien changé à l'affaire. Je rentrais de plain-pied dans un monde transformé. Pourtant c'était bien la même rue, en bas du même escalier, dans la même ville ...
J'observais autour de moi : toutes les grilles, les rideaux métalliques, les volets étaient fermés. Des gens que je ne connaissais pas marchaient sans raison, sans but apparent, certains à moitié nu, d'autres couverts jusqu'aux oreilles. Plusieurs personnes promenaient des enfants dans des poussettes. La vie continuait. Personne ne se rendait compte de rien. En haut du boulevard, je trouvais un troquet de résistants. Il était ouvert. Je m'installais en terrasse, commandais un café comme au bon vieux temps. Une musique légère s'échappait discrètement par la porte du bar et envahissait la rue. Petit à petit, les trottoirs du boulevard s'emplirent de passants hétéroclites, de plus en plus nombreux, certains poussant ou tirant divers objets à roulettes. Quelques voitures circulaient encore, mais le calme dominait : on entendait les oiseaux chanter et les hommes siffler. Le ciel était blanc, opaque et lumineux. De temps en temps un rayon de soleil le transperçait, créant un écart de température considérable. Quelques curieux apparaissaient aux fenêtres des immeubles et observaient cette journée pas comme les autres. Tout leur paraissait normal. Je semblais le seul à m'être trompé de jour. Peut-être de vie. Peut-être....
10 avril 2007
Jouer le jeu
Les jours se répètent
Inlassablement
Seules
Les humeurs changent
Les mêmes visages
Les mêmes endroits
Que tu sois ici
Maintenant
Ou ailleurs
Demain ne change rien
Tout s'enchaine
Et pourtant tout t'échappe
L'alternance n'est qu'une illusion
Une illusion qui te berne
Les jours, les semaines, les ans
Tous dans le même sac
Secoue-les bien fort, mélange, mélange
Et tire au hasard
Restitue l'ordre originel
S'il existe et s'il a un quelconque intérêt
L'évolution n'est qu'un chemin
Qui ne mène nulle part
Ton devoir t'appelle
Et tu dois quitter le sérail
Rejoindre la caravane
Prendre le train en marche
Sauter sur le marche-pied
Ne pas te laisser tomber
Sous peine de te détacher
D'être à la traîne
D'être largué
A jamais
A jamais