Foutraque

Vide poche...cérébral, poésie... peut-être, photos... d'identité, incertitude... Certaine !

29 avril 2008

Chaos et chronos

J'ai suivi le fil
De la linéarité rompue
A valeur et à distance égale
J'ai parcouru le chemin
Dans le seul sens possible

Il n'y a pas d'avant, d'après
Le temps...

S'il n'y a pas d'avant, ni d'après
Peut-être n'y a-t-il pas de
Maintenant !

Le temps n'existe pas !

Tout se confond !

Tout a lieu en même temps !

En même temps !

En...même...temps...

C'est malin de réfuter la réalité, hein !
Et ça t'avance à quoi ?
A rien.
A inclure un peu plus de chaos dans le réel...

(Déjà bien chaotique, ma foi.)

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30 avril 2007

Les pronoms incongrus

"- Ce n'est qu'un passage à vide, me dis-je
- Qu'un passage avide, tu dis-je ?
- Non, qu'une passe de ma vie , de tu à moi.
- Et oui, que te ravit la vie pour pas un radis-je.
- La vie ne ravit rien, pas plus à tu que ne vauriens-je
- Oui mais les virages, toi les aimes-tu comment ?
- Serrés, entre vie et rage avec un zeste de café.
- Et avec quoi au bout de ta ligne de vie ?
- Un bon foutage de gueule me ravirait-je.

Posté par thierrymuglioni à 11:01 - Bavardages - Commentaires [0] - Permalien [#]

09 mars 2007

Bavardages

- Encore que bien des fois, je pense bien que...
- Non, tu n'y penses pas.
- Ah bon, si tu le dis. N'empêche que j'aime bien le rythme de ces quatre mots : encore...
- Cinq, je te dis. Rythme bancal s'il en est, comme la table sur laquelle j'écris.
- Tu écris, tu écris... Tu as le beau rôle, moi je pense et toi tu écris.
- Oui, peut-être mais que pourrions-nous faire l'un sans l'autre !
- Bien, penser ou écrire !
- Tu n'y penses pas ! Si tu pensais sans écrire, personne n'en saurait jamais rien.
- Oui... Et c'est vrai qu'écrire sans penser... Quoique...
- Quoi - que - quoi ?
- Je pourrais toujours m'occuper des pensées d'un autre.
- N'importe quoi, les pensées d'un autre, ce qu'il ne faut pas entendre !
- Tu es jaloux ?
- Moi, jaloux ! Et de qui ? De toi peut-être ! Laisse-moi rire !
- Non, d'un autre, je t'ai dis.
- Et pourquoi pas d'une autre, puisque tu y es !
- C'est pas une mauvaise idée après tout. Les pensées d'une autre...
- Encore faudrait-il qu'elle veuille bien te les confier. Ou tiens, encore mieux : encore faudrait-il qu'elle veuille bien de toi !
- Ah bon, et pourquoi ne voudrait-elle pas de moi !
- Non, mais tu t'es vu !
- Non, je ne me suis pas vu et d'abord je ne sais même plus qui est qui.
- Qui est qui ?
- Eh bien, celui qui pense ou celui qui écrit.
- Quelle importance "qui est qui". Depuis le début on ne sait pas "qui est qui". La question est de savoir qui peut bien vouloir de toi !
- Si personne ne veut de moi, à défaut d'écrire, je pourrais toujours parler...
- Ta gueule !
- Quoi ma gueule ?
- Ferme-là.

Posté par thierrymuglioni à 12:59 - Bavardages - Commentaires [1] - Permalien [#]



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