28 mai 2007
Vanitude
Le réseau se tisse
Et les neurones s'activent
La trame se met en place
Les codes binaires bataves
Et les idiomes franco-suisse
S'enchainent et s'ensuivent
Dans un flux continu
D'inanité stérile
22 mai 2007
17 mai 2007
Fleur d'espérance
Et comme toujours
La réalité te rattrape
Et te déçoit
Et le monde s'écroule à tes pieds
Une fois de plus reconstruire
Sur les ruines du passé
Quand tout s'effondre
Les amours en chantier
Dans les décombres
Essaient de s'élever
Sans aucune chance
D'espérance
Tu le sais
11 mai 2007
07 mai 2007
Mauvaises herbes, insectes coriaces et sale temps
J'écoute un disque vinyle : c'est un inédit de "Police". Je n'entends pas de son mais je vois le disque tourner sur la platine. Il y a des lits que l'on peut superposer, dans une chambre où il n'y a plus de place pour dormir au sol, mais pourtant "on" ne le fait pas.
Une grande pièce dont le sol est recouvert de mauvaises herbes et dans laquelle je marche. Je me fais piquer à la jambe par une grosse puce noire. J'essaye de l'écraser avec la main, mais elle saute et disparait dans les herbes. Je montre mes blessures qui sont situées à la main et au mollet : elles deviennent jaunâtres et gonflées. Nous partons à la recherche de la puce. Les mauvaises herbes sont devenues un tapis de trèfles. Nous l'apercevons qui saute dans tous les sens. Nous essayons de la piétiner, mais elle est coriace. Elle a la peau dure.
Plus tard dans la même pièce-jardin, j'essaierai d'écraser un gros insecte noir avec mon tournevis cruciforme rouge. Je lui assène plusieurs coups mais le rate sans arrêt. Je lui coupe quand même les ailes, ce qui l'empêche de s'envoler car c'est une guêpe noire. Je la poursuis dans le tapis de trèfles . Elle se faufile à toute vitesse entre les tiges de trèfle - qui sont comme des racines de lierre - et rejoint son nid. Mon tournevis s'est transformé en barre à mine. Je détruis le nid et tue la guêpe noire...
Une vieille bourgeoise est assise à l'intérieur d'un bus. Elle est toute seule et téléphone. Je l'entends dire qu'ils ont affrété des navettes gratuites pour aller à la gare...
Je monte des escaliers, de l'eau ruisselle sur les marches. Il fait un sale temps. Tout est gris, le ciel est couvert. Il pleut. Une pluie forte et battante. Je me dirige vers une salle de cour. J'arrive dans le hall, les élèves de ma classe ne sont pas là. Je suis arrivé en avance. Comme je ne connais personne, je décide de m'en aller. Je redescends les escaliers, seul et dépité, avec un très fort sentiment d'abandon...
05 mai 2007
Encore ?
Comme tu me manques...
03 mai 2007
Elastique en stock
La morale est élastique
Et je tire à larigot
J'asticote les asticots
Vas-y que j'te massicote
A bords perdus, à fond la caisse
La morale est élastique
Et si tu tires trop
Le retour de manivelle
Qui te claque à la gueule
Ne fait pas plus de dégâts
Qu'un tir groupé de chamallows
Et te marque d'hématomes
Aux couleurs pastels des guimauves
La morale est élastique
Je mastique un chicot
Et je chipote un peu
Je crache ma chique
De passage à tabac
Et sous les coups de trique
Je sors mon bric-à-brac
Rentre les bras ballants
La queue entre les jambes
Un filet de bave s'écoulant
De mon rictus, "d'homo erectus"




