09 mars 2007
Bavardages
- Encore que bien des fois, je pense bien que...
- Non, tu n'y penses pas.
- Ah bon, si tu le dis. N'empêche que j'aime bien le rythme de ces quatre mots : encore...
- Cinq, je te dis. Rythme bancal s'il en est, comme la table sur laquelle j'écris.
- Tu écris, tu écris... Tu as le beau rôle, moi je pense et toi tu écris.
- Oui, peut-être mais que pourrions-nous faire l'un sans l'autre !
- Bien, penser ou écrire !
- Tu n'y penses pas ! Si tu pensais sans écrire, personne n'en saurait jamais rien.
- Oui... Et c'est vrai qu'écrire sans penser... Quoique...
- Quoi - que - quoi ?
- Je pourrais toujours m'occuper des pensées d'un autre.
- N'importe quoi, les pensées d'un autre, ce qu'il ne faut pas entendre !
- Tu es jaloux ?
- Moi, jaloux ! Et de qui ? De toi peut-être ! Laisse-moi rire !
- Non, d'un autre, je t'ai dis.
- Et pourquoi pas d'une autre, puisque tu y es !
- C'est pas une mauvaise idée après tout. Les pensées d'une autre...
- Encore faudrait-il qu'elle veuille bien te les confier. Ou tiens, encore mieux : encore faudrait-il qu'elle veuille bien de toi !
- Ah bon, et pourquoi ne voudrait-elle pas de moi !
- Non, mais tu t'es vu !
- Non, je ne me suis pas vu et d'abord je ne sais même plus qui est qui.
- Qui est qui ?
- Eh bien, celui qui pense ou celui qui écrit.
- Quelle importance "qui est qui". Depuis le début on ne sait pas "qui est qui". La question est de savoir qui peut bien vouloir de toi !
- Si personne ne veut de moi, à défaut d'écrire, je pourrais toujours parler...
- Ta gueule !
- Quoi ma gueule ?
- Ferme-là.
Commentaires
Absoluterly fabulous ...
Un conditionnel raymond-devossien ?
Je suis sous le charme de ces maux de ton je !
Glissons la plume, et faisons-la s'envoler ...
Plus on est dessous, plus on envie !
Canèle (ou son huile ... essentielle)